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La France Mutualiste

DELEGATION DE VAUCLUSE

DELEGATION DE VAUCLUSE

1 rue du Mal de Lattre de Tassigny
84000 AVIGNON
Tél : 04 90 82 24 97
Fax : 04 90 82 14 29
Email : avignon841 (at) la-france-mutualiste.fr

Informations
Les permanences :

Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30

 

Autres permanences :

Gap : les 1er et 3ème mercredi du mois de 14h30 à 17h, à la Maison du Poilu, 6 square Aristide Briand - tél. : 04.92.52.23.01

Permanence assurée par M. Robert CLAVERIE


Vos conseillers :

Vous serez accueilli par Pascale HUERTAS et Nicole SABATIER-ALBISSON.

 

Le Comité de gestion 2010-2011 :

http://www.la-france-mutualiste.fr/IMG/president-avigon.jpgM. Albéric MARMOND, Président (en photo, à gauche)
M. Paul DALIA, Vice-Président
M. Maxime APPY, Secrétaire
M. Lucien AUBERTIN, Trésorier
M. Pierre TRANCHARD, Trésorier adjoint

 

 
Nombre d’adhérents (au 31/12/2009) :

3 102 adhérents


Histoire

Le 17 mai 1891, Léon GUILLOT, un dentiste du quartier des halles fonde une « société de secours mutuels » pour permettre à ses clients, de petite condition, de se constituer une modeste retraite par capitalisation.

La société prospère rapidement et essaime très vite en province. Surpris par la croissance rapide du nombre d’adhérents, Léon GUILLOT baptise sa société du nom de « Boule de Neige ». Cette progression continuera jusqu’à la guerre 1914 - 1918.

Après la Grande Guerre, la Loi du 4 août 1923 reconnaît aux Anciens Combattants un droit à réparation et leur ouvre la possibilité de se constituer une Retraite Mutualiste à laquelle l’Etat décide de participer.

Le 6 février 1927, la « Boule de Neige » change de dénomination et prends le nom de « La France Mutualiste ».

En 1926, un groupe d’Anciens Combattants vauclusiens posent les bases d’une « Société de Secours mutuels ». Cette société est créée officiellement le 13 novembre 1928 et prend le nom de « Mutuelle de retraite des combattants et victimes de la guerre de l’Union Fédérale du département de Vaucluse ».

Elle prend place dans les locaux de l’Union Fédérale : 3 bis, rue Violette à Avignon.

En 1976, l’Union Fédérale déménage 8, rue Frédéric Mistral à Avignon.

En 2000, notre mutuelle fait l’achat de ses locaux actuels 1, rue Maréchal de Lattre de Tassigny à Avignon, et naturellement, elle accueille en son sein l’Union Fédérale de Vaucluse.

Le 1er Juin 2002 a lieu la fusion de la Retraite Mutualiste avec La France Mutualiste devenue mutuelle nationale. La section devient alors Délégation 841.

 

Les Présidents :

  • A la création : Mr GAUL Raoul - Commerçant en gros
  • Arrêt pendant la guerre 1939 – 1945
  • En 1945 : Mr DELAN Clovis - Directeur Caisse d’Épargne
  • 1960 : Mr TROUSSELET Serge - Grand invalide de guerre
  • 1981 : Mr VALENSI - Directeur de société
  • 1983 : Mr DONATO Marcel - Comptable, Adjoint au maire d’Avignon
  • Depuis 1999 : Mr MARMOND Albéric - Président de la mutuelle générale de la police. En 2001, il devient Président départemental et Administrateur National de l’Union Fédérale des Anciens Combattants. A ce jour, il est toujours le Président de la Délégation du Vaucluse.

Mémoire
René CASSIN, Prix Nobel de la paix 1968.

Le nom de René CASSIN reste étroitement lié à la déclaration universelle des droits de l’Homme dont il fut l’un des principaux rédacteurs. Mais son nom reste avant tout lié à l’Union fédérale qu’il contribua activement à créer.

 

L’étudiant :

Né à Bayonne le 5 octobre 1887, il grandit à Nice où il fréquente le Lycée Masséna. Bachelier à 17 ans, il étudie l’économie politique, l’histoire constitutionnelle et le droit romain à l’université d’Aix en Provence. Il obtient la mention bien en 3ème année de droit, la mention bien en licence ès lettres et le premier prix au concours général des facultés de droit. En 1914 à Paris, il est Docteur ès sciences juridiques, économiques et politiques.

Le soldat :

Eté 1914, la guerre éclate ; mobilisé, René CASSIN combat sur le front de la Meuse en qualité de simple soldat. Dans les moments difficiles, et ils sont nombreux, il se révèle à lui-même en arrêtant la panique de ses camarades pris sous un violent bombardement. Il monte sur la tranchée pour mettre en évidence son pantalon rouge et faire ainsi allonger le tir trop court de l’artillerie française ; il reçoit le soir même l’ordre de prendre le commandement d’un corps franc pour s’emparer des casernes occupées par l’ennemi.

Aucune préparation, aucune possibilité d’escalader les murs. René CASSIN et ses hommes, dans le faisceau des projecteurs, sont pris sous le feu d’une mitrailleuse. Grièvement blessé au bras, au flanc et au ventre, sanglant, René CASSIN se traîne jusqu’à son capitaine pour relayer l’ordre apporté par un agent de liaison : "il faut se retirer ! "Abandonné, seul, il sera sauvé par un jeune ambulancier courageux, mais c’est seulement dix jours plus tard qu’il est opéré à Antibes.

Il reçoit la Croix de guerre avec une citation à l’ordre de l’armée et la Médaille militaire, mais la guerre est finie pour lui.

Le professeur de droit :

Il est chargé de cours à Aix puis à Marseille où il enseigne le droit maritime. Il enseignera ensuite à Lille.

Le combattant militant :

Ancien combattant épris de justice, il participe dès 1917 à la création à Aix en Provence, d’une des toutes premières associations de victimes de guerre. Peu à peu, dès 1917, l’organisation du monde combattant se met en place ; le 11 novembre 1917 marque les prémices de la création de l’Union fédérale qui sera officialisée lors du congrès de Lyon en février 1918. René CASSIN participe activement à cette consécration. Devenu l’un des dirigeants nationaux les plus écoutés, il participe activement aux côtés de Marcel LEHMANN et Charles VALENTINO, à l’élaboration du texte de loi sur le droit à réparation que le député Georges LUGOL fera adopter le 31 mars 1919. Membre de l’Office des mutilés en 1919, secrétaire général en 1920 puis président de l’Union fédérale en 1922, il refuse en 1922 le Ministère des pensions que lui propose Edouard HERRIOT. En 1921, il rencontre les anciens combattants alliés et allemands. En 1923, il rédige le texte de loi sur les emplois réservés. En 1924, il devient membre de la délégation française à la Société des Nations (SDN), ancêtre de l’O.N.U. En 1925, il aura un rôle essentiel dans la fondation de la conférence internationale des mutilés anciens combattants. Grâce à lui, les membres de l’Union fédérale ont adhéré au mouvement pour la société des nations. En 1926, René CASSIN est à la base de la création de la carte du combattant et de l’O.N.A.C. En 1929, il est vice-président du conseil supérieur des pupilles de la nation. On l’appelle " le père des pupilles de la nation. " En 1930, il obtient la retraite du combattant ; celle-ci sera alors versée aux intéressés dès l’âge de 50 ans !


Le patriote :

A Grenoble, en 1937, il dira que les bombes de Shanghai et de Madrid précèdent celles qui tomberont sur les villes françaises !

En juillet 1939, il pressent qu’Hitler attaquera la Pologne et provoquera la seconde guerre mondiale. 1939 : la guerre éclate. C’est la défaite de 1940 ; le 19 juin à Bayonne, il apprend que la veille, un certain Général DE GAULLE a lancé un appel à poursuivre la lutte.

Il embarque aussitôt à Saint Jean de Luz sur " l’Etrick " qui l’emmènera à Plymouth.

Arrivé à Londres le 29 juin, il se présente au Général De Gaulle, dont il deviendra le juriste et sera ainsi le principal artisan de l’accord signé le 7 août 1940 avec CHURCHILL.

Les droits de l’Homme

Dès la fin de la guerre, c’est en tant que représentant de la France à la Commission des droits de l’Homme des Nations unies, que René CASSIN, en collaboration avec Madame Eleanor ROOSEVELT, établit la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Il préside pendant 16 ans l’Ecole Nationale d’Administration qui vient d’être créée.

De 1944 à 1960, René CASSIN est à la tête du Conseil d’Etat.

Du 18 juin 1960 au 22 février 1971, il sera membre du Conseil constitutionnel.

Siégeant à la Cour européenne des droits de l’Homme de 1960 à 1968, René CASSIN en sera le premier Vice-Président, puis Président de 1965 à 1968.

Membre de l’Institut depuis 1947, Président de l’Académie des sciences morales et politiques, Docteur honoris causa des universités d’Oxford, de Londres, de Mayence et de Jérusalem, René CASSIN présida également la Amis de l’université de Paris, l’Institut des relations internationales et des recherches diplomatiques et l’institut international d’expression française : Enfin, le 10 décembre 1968, vingt ans jour pour jour après la déclaration universelle des droits de l’homme, consécration d’une longue carrière, le prix Nobel de la Paix est attribué à René CASSIN. Un an après avoir reçu le prix Nobel de la Paix, il inaugurait l’Institut international des droits de l’homme à Strasbourg.

René CASSIN s’est éteint en 1976 à 89 ans. Ses obsèques ont eu lieu devant l’Hôtel de l’Ordre de la Libération, aux Invalides à Paris.

Le 5 octobre 1987, jour du centième anniversaire de la naissance de sa naissance, les cendres de René CASSIN ont été transférées au Panthéon où il repose désormais aux côtés de Félix EBOUE et de Jean MOULIN.

René CASSIN était Grand Croix de la Légion d’Honneur, Compagnon de la libération, Médaillé militaire, Croix de guerre 1914-1918, Médaillé de la résistance, Commandeur des Palmes académiques.

 

Les ouvrages de René CASSIN :

" La pensée et l’action " , 1972, éd. F. Lalou
" Les hommes partis de rien ", 1977, éd. Plon.


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