Finances : ce qui va changer en 2019

Chapô

Un barème de l’impôt revalorisé de 1,6 %. Exonération sociale des heures supplémentaires. De petits gestes en faveur des retraités. Revalorisation des prestations sociales. Poursuite de la baisse de la taxe d’habitation.

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une femme et un homme devant un ordinateur

Un barème de l’impôt revalorisé de 1,6 %

Les tranches du barème de l’impôt sur le revenu seront revalorisées en en fonction de l’indice des prix hors tabac, soit 1,6 % pour tenir compte de l’inflation :

tableau barème de l'impôt

Exonération sociale des heures supplémentaires

Le projet de loi reprend l’une des mesures de la loi TEPA de 2008 : alléger les charges sur les heures supplémentaires à compter du 1er septembre 2019 pour les salariés ainsi que pour les agents de la fonction publique.

Concrètement, le texte propose d’exonérer totalement la part salariale des cotisations d’assurance vieillesse de base et complémentaire sur les heures supplémentaires.

Selon le gouvernement, cette mesure pourrait concerner près de 8 millions de salariés et générer un gain annuel de 155  € pour un salarié au SMIC et de 279 € pour un salarié à 1,8 SMIC.

Mais attention ! Ces heures supplémentaires resteront imposables pour le salarié au titre de l’impôt sur le revenu.

 

À SAVOIR
L’épargne salariale encouragée
Le projet de loi pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE), actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, devrait aboutir à un allègement des charges sur l’épargne salariale. Il est notamment prévu la suppression du forfait social sur l’intéressement pour les entreprises de moins de 250 salariés, et sur la participation pour les entreprises de moins de 50 salariés.

 

De petits gestes en faveur des retraités

Les pensions de retraite sont soumises à la CSG aux taux de 0 %, 3,8 % ou 8,3 % en fonction du revenu fiscal de référence du foyer. Tout accroissement du revenu qui implique un franchissement de seuil du taux minoré au taux normal conduit à une hausse importante des prélèvements dus.

Pour atténuer cet effet, il est prévu de n’appliquer le taux normal que lorsque le bénéficiaire de la pension a franchi le seuil pendant deux années consécutives. Cette disposition concernera 350 000 foyers, pour un coût de près de 350 M€.

En parallèle, pour les deux prochaines années, les pensions de retraite ne feront l’objet que d‘une faible revalorisation, de 0,3 % en 2019 et 2020.

Revalorisation des prestations sociales

Le montant de l’Aspa (Allocation de solidarité aux personnes âgées) ou minimum vieillesse, déjà revalorisé au 1er  avril 2018, continuera d’augmenter les deux prochaines années : de 35 € au 1er janvier 2019 (soit un montant de 868  € mensuel pour une personne seule) puis encore de 35 € au 1er janvier 2020.

Le montant de l’Aspa sera ainsi porté à 903€ mensuel pour une personne seule (1 402 € pour un couple). L’AAH (allocation aux adultes handicapées) sera également revalorisée sur deux années. Au 1er novembre 2018, son montant a été porté à 860 € mensuel (+41 €) et au 1er novembre 2019, son montant sera de 900 € mensuel (+40 €). Soit une hausse totale de 11 % par rapport à son montant actuel.

Poursuite de la baisse de la taxe d’habitation

L’exonération, sous condition de ressources, initiée en 2018, va se poursuivre en 2019. Pour 2018, le dégrèvement est de 30 %, puis 65 % en 2019, pour être totalement supprimée en 2020.

Selon le gouvernement, 17 millions de ménages sont concernés, soit 80 % des contribuables. Pour en bénéficier, il faut afficher un revenu annuel de 30 000 € pour une part, soit un revenu net de 2 500 € par mois.

Graphique du rendemant réel annuel des actions de 1950 à 2015

LE MOT

Volatilité

La volatilité mesure les amplitudes de variation du cours d’un actif financier (actions, obligations…) par rapport à son cours moyen sur une période donnée.

La volatilité est une dimension très importante du risque : une volatilité élevée signifie que le cours varie de façon importante et donc que le risque associé à la valeur est important.

La volatilité est plus ou moins forte selon la catégorie d’actifs, et la période de référence. Les actions constituent un titre financier volatil pouvant être sujet à des mouvements de prix significatifs. A court terme, elles connaissent ainsi une plus grande volatilité que d’autres actifs. Mais si on prend une période de référence de plusieurs années, la volatilité des actions diminue et peut même être inférieure à celle d’autres actifs. D’une manière générale, les obligations sont moins exposées à la volatilité des marchés que les actions.

La volatilité est-elle un problème ?

Oui, car se posent les questions d’entrer et de sortir au bon moment. On risque d’entrer au plus haut et, découragé, de sortir au plus bas. La volatilité est dangereuse si on a un horizon court. On peut se permettre de supporter de la volatilité (notamment les fonds de placement investis en actions) si l’horizon de placement est supérieur à 5/8 ans.

Un peu de technique

Comment se calcule cette amplitude ? Vous devez d’abord relever les différents cours du titre, puis mesurer le rendement du titre d’une période sur l’autre (si le cours d’un titre vaut 100 et la période suivante 110, le rendement sera de 10 %). A partir de ces rendements unitaires, il sera possible d’en calculer une moyenne et d’en mesurer l’écart par rapport à chacun des rendements calculés.

Pages réalisées par l’Institut pour l’éducation financière du Public (IEFP) – www.lafinancepourtous.com