Comment épargner dès le plus jeune âge ?

comment épargner dès le plus jeune âge

Une bonne stratégie d’épargne est une stratégie qui évolue en fonction des moments de vie et des sommes qu’il est possible d’épargner… Bonne nouvelle, il n’est jamais trop tôt pour épargner !

Contrairement à certaines idées reçues, les jeunes générations sont particulièrement sensibles aux questions liées à l’épargne. C’est en tout cas ce que démontre une enquête Ifop1 parue à la fin de l’année 2020. On y découvre que 40 % des moins de 35 ans souhaitent maintenir – voire augmenter – leur effort d’épargne, contre 27 % en moyenne au sein de la population.

Source : enquête Ifop menée pour AG2R LA MONDIALE, LE CERCLE DE L’ÉPARGNE et AMPHITÉA. L’enquête a été réalisée sur internet les 8 et 9 septembre 2020 auprès d’un échantillon de 1 003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Quelle stratégie financière peut-on mettre en place lorsqu’on est jeune ? Et comment faire évoluer cette stratégie au fur et à mesure de l’avancée en âge ? Dans cet article, on fait le point sur les meilleures façons d’épargner dès le plus jeune âge.

S'intéresser aux livrets...mais pas seulement

Un oncle qui verse un petit capital pour la naissance de son neveu ou de sa nièce, les étrennes pour Noël ou pour l’anniversaire : généralement, ces sommes sont déposées sur des placements liquides tels que les livrets réglementés (livret A, livret de développement durable et solidaire dit LDDS) ou les livrets bancaires fiscalisés. Tous ces livrets permettent de disposer d’une source d’argent immédiatement disponible, par simple retrait ou virement. Attention, la performance de la plupart des livrets – mais également du fonds en euros de l’assurance vie – peut s’avérer très inférieure à celle d’autres placements sur longue durée. Les livrets et le fonds en euros doivent donc être cantonnés à la partie sécurisée et disponible de votre patrimoine. Les actifs plus risqués, comme les titres vifs (actions d’entreprises) dans le PEA ou encore les unités de compte en assurance vie, doivent également faire partie de votre allocation afin d’atteindre un rendement satisfaisant sur le long terme.

Certains produits, notamment destinés aux jeunes, permettent de se familiariser avec les règles et le fonctionnement de l’épargne. C’est notamment le cas du livret jeune. Réservé aux 12-25 ans et plafonné à 1 600 €, le livret jeune est rémunéré par un taux d’intérêt annuel librement fixé par les banques. Il peut venir en complément du livret A et du LDDS, lorsque ceux-ci ont atteint leurs plafonds (qui sont respectivement de 22 950 € et 12 000 €). Sa clôture doit être demandée au plus tard le 31 décembre de l'année de votre 25e anniversaire.

Parmi les autres placements qui s’adressent à un public de jeunes épargnants, il convient également de citer le plan d’épargne en actions (PEA) jeunes. Ce produit est un PEA uniquement destiné aux jeunes âgés de 18 à 25 ans. Les jeunes doivent être toujours rattachés au foyer fiscal de leurs parents pour en permettre l’ouverture. Le montant total des versements effectués sur le PEA jeunes ne peut pas dépasser 20 000 € (contre 150 000 € pour un PEA classique). Le PEA jeunes a été mis en place le 24 août 2019 par la loi Pacte.  Son but ? Permettre aux jeunes de faire connaissance avec le monde de la bourse et de s’habituer à gérer un portefeuille d’actions.

Lorsque le jeune n’est plus rattaché au foyer fiscal de ses parents, le PEA jeunes se transforme en PEA classique. Attention cependant, compte tenu de la fiscalité du PEA jeunes – identique à celle du PEA classique – vous n’avez pas intérêt à effectuer de retraits avant 5 ans de détention du PEA jeunes. Il vaudra mieux conserver votre argent sur le compte espèces en attendant le seuil des 5 ans de détention. Vous pourrez alors récupérer votre argent sans avoir à payer d’impôt sur les plus-values.

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livret jeune

Certains de ces placements sont adaptés pour une épargne disponible et de court terme. Ils peuvent, de plus, se montrer peu rémunérateurs comme pour le livret A. Heureusement, il est aussi possible de se tourner vers d’autres produits lorsqu’il s’agit de se constituer un bas de laine pour le long terme. Parmi eux, l’assurance vie et le plan d’épargne retraite (PER) font figure de placements phares.

 

L'assurance vie, un placement incontournable à tout âge

Il est tout à fait possible d’ouvrir un contrat d’assurance vie pour un mineur. Les parents et grands-parents qui le souhaitent ont la possibilité d’ouvrir un contrat d’assurance vie pour leur enfant ou petit-enfant lorsque celui-ci a moins de 18 ans. Il s’agit là d’un excellent moyen de l’aider à se lancer dans la vie et se constituer un capital sur le long terme. Quelques règles doivent néanmoins être observées.

Par exemple, même si ce sont les grands-parents qui versent les fonds, l’ouverture du contrat doit être réalisée par les représentants légaux.

Autre règle à connaître : si l’enfant a moins de 12 ans, l’accord et la signature de ses deux parents sont obligatoires.

Autre possibilité en assurance vie, il est possible d’opter pour le pacte adjoint, qui permet de donner de son vivant à ses enfants ou petits-enfants en détaillant les conditions et en contrôlant l’utilisation du don. Le pacte adjoint se traduit par la souscription d’un contrat d'assurance vie au nom du bénéficiaire (donataire), de façon à s’assurer que celui-ci se constitue une épargne au moins jusqu’à ses 25 ans par exemple.

Il peut aussi être intéressant d’ouvrir un contrat d’assurance vie lorsqu’on est un jeune de 18 à 30 ans et qu’on souhaite épargner à moyen ou long terme. Plus précisément, l’assurance vie répond à quatre grands besoins patrimoniaux qui peuvent se présenter lorsqu’on débute dans la vie active :

  • Premier besoin, se constituer un capital. Vous pouvez utiliser l’assurance vie pour vous constituer une épargne en vue d’acheter votre première voiture, de préparer un mariage, de financer un grand voyage à l’étranger ou d’anticiper une création d’entreprise.

  • Deuxième besoin, améliorer le rendement d’une épargne tout en lui garantissant une sécurité. Dans un contexte où certains placements sans risque tels que le livret A ont un rendement proche de zéro, il est indispensable de mixer actifs risqués et non risqués au sein d’une allocation.

  • Troisième besoin, placer de l’argent dans un cadre fiscal attractif et prendre date ! Seuls les prélèvements sociaux sont prélevés chaque année sur les intérêts du fonds en euros. Concernant les unités de compte (UC), la fiscalité intervient à la sortie en cas de rachat partiel ou total. Ouvrir un contrat d’assurance vie le plus tôt possible peut s’avérer pertinent afin de bénéficier de la fiscalité plus avantageuse après 8 ans. L’épargnant bénéficie en effet d’un abattement de 4 600 € (pour une personne seule) ou 9 200 € (pour un couple) en cas de retrait sur un contrat ouvert depuis plus de 8 ans.

  • Quatrième besoin, diversifier ses placements financiers. L'assurance vie donne accès a de très nombreux supports financiers et, en particulier, des fonds verts ou éthiques. Le label ISR permet ainsi d'investir responsable. Un objectif patrimonial qui s'inscrit pleinement dans les attentes des jeunes générations. Certains épargnants souhaitent également orienter tout ou partie de leur épargne vers l'économie réelle, ce qui est possible avec le label « Relance ». Avec déjà 100 fonds labellisés, ce label « est d'ores et déjà un succès » indiquait ainsi en décembre 2020 Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance. Concrètement, le label « Relance » permet à tous ceux qui le souhaitent de diversifier leur épargne tout en participant à la relance et en renforçant les fonds propres des entreprises.

 

Le PER, un outil patrimonial complémentaire de l'assurance vie

Le PER, Plan d’Épargne Retraite, est un produit d’épargne qui, comme son nom l’indique, permet de préparer le moment où on quitte la vie active. Mais ce n’est pas tout.

Si le PER permet une accumulation d’épargne sur une longue durée en vue de disposer d’un capital à la retraite, il ouvre également droit à des avantages fiscaux. Le PER donne accès soit à une déduction fiscale au moment des versements, soit à une fiscalité allégée à la sortie (en cas d’option pour les versements non-déductibles) pour les jeunes actifs.

Ainsi, les sommes versées sur le PER individuel peuvent être déduites du revenu imposable, dans la limite d’un plafond global qui correspond, pour les salariés, au montant le plus élevé entre les deux montants suivants : 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale ou, si cela est plus intéressant, 10 % de leurs revenus professionnels de l’année précédente retenus à hauteur de huit fois ce plafond. Cela représente tout de même une déduction minimale de 4 114 € et maximale de 32 909 € pour 2021 ! Toujours concernant le PER, les contribuables peuvent majorer leur plafond annuel de déduction de la part du plafond des trois années précédentes qu’ils n’ont pas utilisée. Les couples mariés ou pacsés peuvent aussi mutualiser leurs plafonds, par exemple si un conjoint ou partenaire ne fait pas de versements ou effectue des versements d’un montant inférieur à son plafond.

Sachez par ailleurs que vous avez la possibilité de ne pas déduire ces versements de votre revenu imposable. Vous bénéficierez alors d’un avantage fiscal au moment de la sortie du PER individuel. Si vous choisissez la sortie en capital, la part de capital correspondant à vos versements volontaires ou issue de revenus exonérés ne sera pas soumise à l'impôt sur le revenu, ni aux prélèvements sociaux.

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PER un outil patrimonial complémentaire de l'assurance vie

Autre point important, le PER peut être utilisé pour préparer le financement de sa future résidence principale. En effet, l’achat de sa maison ou de son appartement constituent un motif de déblocage anticipé du PER. Il s’agit d’une nouveauté introduite par la loi Pacte (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) du 22 mai 2019. Les sommes accumulées sur le PER constituent alors l’apport personnel qui pourra être complété, le cas échéant, par un crédit immobilier.

Le PER peut être souscrit de manière indépendante ou via les deux formes de PER d’entreprise (PER d’entreprise collectif ou PER d’entreprise obligatoire). Dans ce dernier cas, le jeune salarié peut parfois bénéficier d’un abondement de son employeur en plus de l’intéressement et de la participation. Un véritable coup de pouce pour poser les bases de son patrimoine !

Enfin, comme pour l’assurance vie, on peut aussi utiliser le PER pour donner de son vivant à ses enfants ou petits-enfants. Cette démarche peut se faire très simplement en souscrivant un PER au nom d’un enfant ou petit-enfant – en lien avec ses représentants légaux – et en y versant une somme raisonnable en fonction de ses capacités. L’épargne pourra être débloquée pour l’achat de sa résidence principale, en cas d’accident de la vie ou pour son passage à la retraite.

 

Savoir faire évoluer ses placements avec son âge

Pour mettre en œuvre une stratégie d’épargne efficace, il est indispensable de faire évoluer sa stratégie de placement avec son âge. Par exemple, lorsque l’épargne de précaution est devenue suffisante pour faire face aux coups durs (prévoir environ 3 mois de revenus ou de dépenses), il est possible de se tourner progressivement vers des placements plus risqués tels que l’assurance vie et le PER investis en UC, le PEA ou le PEA-PME permettant l'investissement sur des PME (Petites et Moyennes Entreprises) et des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire).

Au fur et à mesure de l’avancement de la carrière et lorsque les revenus augmentent, il peut également être opportun de s’orienter vers des placements de défiscalisation. Il existe ainsi de nombreuses possibilités d’investir tout en réduisant son imposition grâce à l’immobilier (loi Pinel, loi Censi-Bouvard…) ou au PER.

Un patrimoine solide se construit petit à petit et avec une approche équilibrée. À vous de définir une stratégie de placement qui vous ressemble ! Pour vous accompagner dans la construction de votre patrimoine, nous proposons plusieurs produits tels que le contrat d’assurance vie Actépargne2 et le plan d’épargne retraite LFM PER’FORM. Nous avons imaginé et conçu ces produits en tenant compte des différents attentes et besoins. C’est pourquoi ils se déclinent en plusieurs contrats et profils de gestion. Les plus jeunes peuvent notamment opter pour le contrat Actépargne2_jeune en assurance vie, un contrat régulièrement primé par la presse spécialisée et qui propose deux modes de gestion personnalisés (gestion profilée ou gestion libre).

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