Comment fonctionne un contrat d'assurance vie ?

L’assurance vie est un des piliers de votre épargne.
Ce placement de long terme, très flexible, permet de répondre à de nombreux objectifs : financement d’un projet, valorisation d’un capital, préparation de la retraite, transmission d’un patrimoine…

Retrouvez les 7 étapes clés pour souscrire un contrat d’assurance vie et le suivre sur la durée.

Assurance vie

Étape 1 : le choix d’un contrat d’assurance vie

Pour vérifier qu’un contrat correspond à vos objectifs, plusieurs critères sont à prendre en compte :

Le type de contrat

Un contrat d’assurance vie est dit monosupport lorsqu’il offre la possibilité d’effectuer des versements sur un seul support, que ce support soit en euros ou exprimé en Unités de Compte. Il peut être multisupport lorsqu’il comporte un (ou plusieurs) fonds en euros ainsi que des unités de compte (UC).

Les unités de compte (UC) sont des supports financiers (Sicav, FCP) ou immobiliers (SCI, SCPI, OPCI).

Le fonds en euros est, lui, constitué majoritairement d’obligations d’État. Il présente notamment les atouts suivants :

  • la sécurité en capital : la plupart des fonds en euros affichent une garantie en capital totale (vous ne pouvez pas perdre votre mise initiale). Parfois la garantie du capital s’entend hors frais de gestion annuels, ce qui signifie que votre perte éventuelle se limiterait au montant de ces frais.
  • l’effet cliquet : les intérêts annuels versés sur le fonds en euros sont définitivement acquis. Ils ne peuvent pas être remis en cause. Une fois versés, ces gains génèrent à leur tour des intérêts.

La performance des supports proposés.

Intéressez-vous notamment au rendement du fonds en euros généralement exprimé net de frais de gestion. Il est recommandé de prendre en considération la moyenne de ce rendement sur plusieurs années (au moins cinq ans), car la régularité des performances a aussi son importance !

Du côté des Unités de Compte comme du fonds en euros, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cela signifie que le capital n’est pas garanti- il comporte un risque de perte- et que la volatilité des marchés financiers, qui peut être plus ou moins forte, en limite la visibilité.

Compte tenu du caractère haussier des marchés boursiers à long terme, il est néanmoins permis d’espérer une performance positive lorsque l’horizon de placement est supérieur à 8 ans. Ce principe vaut aussi bien pour le fonds en euros que pour les UC. Mais à la différence des UC le fonds en euros présente un effet cliquet (les intérêts sont définitivement acquis).

Les frais du contrat.

Frais d’entrée, frais sur versement, frais de gestion, frais d’arbitrage, frais de transfert… : l’assureur d’un contrat d’assurance vie peut prélever toute une série de frais qui, à long terme, sont susceptibles de peser sur la performance de votre épargne.

Soyez donc attentif au niveau des frais qui sont appliqués.

La somme à investir et les conditions d’investissement.

Le montant du versement initial doit souvent ne pas être inférieur à un certain montant qui varie entre une centaine et plusieurs milliers d’euros.

Certains contrats prévoient également un minimum d’investissement en Unités de Compte.

Les différentes options de gestion proposées.

Rééquilibrage automatique, sécurisation des plus-values, limitation des pertes (stop loss), limitation des gains (stop win), dynamisation des intérêts du fonds en euros, dynamisation progressive du capital : un contrat d’assurance vie peut proposer un ensemble d’options qui peuvent vous faire gagner du temps ou vous aider à piloter votre contrat si vous n’êtes pas à l’aise avec la gestion d’un patrimoine.

Les outils de gestion en ligne disponibles.

Tout comme les options de gestion, certains outils automatisés peuvent vous donner accès à un conseil personnalisé, une allocation d’actifs sur-mesure ou encore un programme d’épargne évolutif en fonction de votre situation personnelle.

Faites le point sur vos besoins et votre profil d’investisseur avant de choisir le contrat et les options qui vous conviennent.

 

Étape 2 : connaitre les risques

Avant de souscrire le contrat, vous devez avoir pris connaissance des documents d’informations clés du contrat et de son fonds en euros suffisamment longtemps avant de prendre votre décision d’investissement, et un certain nombre d’informations précontractuelles doivent vous être délivrées. A cette fin, vous serez amené à décrire votre profil investisseur et votre projet en répondant à un questionnaire.

 

Étape 3 : la souscription d’un contrat d’assurance vie

Vous avez sélectionné votre contrat d’assurance vie ? Il est maintenant temps de passer à l’étape de la souscription. Celle-ci peut se dérouler au moyen d’un formulaire papier que vous devez renvoyer par courrier accompagné des justificatifs demandés, ou intégralement en ligne. Tous les assureurs n’ont pas le même processus de souscription.

Pour souscrire un contrat d’assurance vie, vous devez compléter votre dossier de la manière suivante :

  • Vous saisissez vos informations (état civil…) dans le bulletin de souscription.
  • Vous choisissez la durée du contrat
  • Vous déterminez vos attentes en termes de rémunération de vos actifs et de diversité des supports, puis effectuez votre sélection parmi la liste proposée (fonds en euros et UC) après avoir pris connaissance des caractéristiques principales des fonds
  • Vous fixez le montant de votre versement initial et sa répartition sur les différents supports. 
  • Vous choisissez la clause bénéficiaire (clause standard ou personnalisée), afin de désigner les personnes qui recevront les capitaux à votre décès.
  • Vous joignez vos justificatifs.
  • Vous validez votre souscription (envoi par courrier ou signature électronique).

 

Étape 4 : le choix du mode de gestion

Déterminer votre mode de gestion consiste à choisir comment est géré votre argent. Deux possibilités s’offrent à vous pour gérer l’allocation de votre contrat d’assurance vie :

  • Première possibilité, vous pouvez réaliser seul le choix des UC et la répartition entre les différents supports, puis le suivi de cette allocation pendant la durée du contrat. Vous vous situez alors dans le cadre de la gestion libre en assurance vie.
  • Seconde possibilité, vous pouvez choisir de confier cette mission à l’assureur ou à un autre professionnel (société de gestion ou d’asset management…). Celui-ci prend des décisions en votre nom en fonction de votre profil de risques et de vos objectifs de placement fixés au départ.

Ce second type de gestion se décline sous plusieurs formes :

La gestion pilotée en assurance vie.

Également appelé gestion déléguée, ce type de gestion consiste à déléguer à un opérateur, le plus souvent une société de gestion, le pilotage de son contrat. C’est lui qui décide et réalise les arbitrages à votre place, en assurant une diversification optimale du contrat.

La gestion sous mandat ou gestion privée
en assurance vie.

Autrefois réservé aux contrats haut de gamme, ce type de gestion se rapproche de la gestion pilotée. Un gestionnaire privé spécialisé sélectionne les supports et prend les décisions d’investissement.

La gestion profilée en assurance vie.

Au moins trois profils (prudent, équilibré, dynamique) sont proposés dans le cadre de ce type de gestion. En répondant à un questionnaire, vous déterminez votre profil d’investisseur. L’allocation type de votre contrat est adaptée en fonction de ce profil. Ce mode de gestion est parfois plus « standardisé » et moins personnalisé que les gestions précédentes.

La gestion à horizon en assurance vie.

En fonction du nombre d’années pendant lesquelles le capital reste investi, la part de supports risqués et non risqués dans le contrat s’ajuste automatiquement. La répartition entre les supports peut être ajustée en fonction de votre âge et de votre profil d’investisseur, si celui-ci est amené à évoluer.

Média

Gestion profilée sans option « gestion à horizon » (Arbitrage de sécurisation par âge)

 

Étape 5 : les versements libres ou programmés

Après avoir effectué le premier versement, vous alimentez votre contrat à votre rythme, avec des versements libres ou programmés. Il est recommandé d’épargner régulièrement et sur le long terme. C’est notamment le cas si vous investissez en UC, car cela permet de lisser le prix de revient des Unités de Compte que vous acquerrez.

Pendant toute la vie de votre contrat, vous avez la possibilité de modifier la répartition de votre épargne de deux manières différentes :

  • Soit en arbitrant entre fonds en euros et UC, c’est-à-dire en modifiant la répartition
  • Soit en apportant des modifications à l’intérieur de votre allocation en UC.

 

Étape 6 : les rachats et la fiscalité

En fonction de vos besoins (achat d’un appartement, entrée en études des enfants…), vous effectuez des retraits appelés rachats. Les rachats se distinguent des avances, qui s’apparentent plutôt à des prêts consentis par l’assureur si vous avez un besoin temporaire de liquidités.

Il existe différentes formes de rachats :

  • Un rachat peut être partiel (vous récupérez une partie seulement de votre capital et de vos gains) ou total (vous récupérez l’intégralité de la valorisation de votre contrat).
  • Un rachat peut être libre ou programmé. Dans le premier cas, vous effectuez un rachat ponctuel pour faire face à un besoin bien identifié. Dans le second, vous complétez vos revenus à échéances régulières, par exemple pour compléter la pension de retraite.

En cas de rachats, vos gains (plus-values) sont imposés selon l’ancienneté de votre contrat, la date de vos versements et éventuellement le montant de votre encours (intégrant l’ensemble des contrats d’assurance vie que vous détenez).

 

Étape 7 : la transmission du capital en assurance vie

Les capitaux issus d’un contrat d’assurance vie sont transmis sans fiscalité dans la limite de 152 500 euros par bénéficiaire. C’est pourquoi on dit parfois que l’assurance vie est « hors succession ».

Bon à savoir, les primes versées après 70 ans et supérieures à 30 500 € sont soumis aux droits de succession.

La clause standard n’étant pas toujours adaptée à votre situation familiale et personnelle, il est particulièrement important de veiller à la bonne rédaction de la clause bénéficiaire. Dans certains cas, il peut être nécessaire de prévoir des bénéficiaires en cascade (en utilisant la mention « à défaut…») ou bien encore de prévoir que la part qui était attribuée à un de vos bénéficiaires non acceptant ou décédé revienne automatiquement à un autre bénéficiaire. Si vous avez des questions, vous pouvez vous rapprocher d’un notaire ou d’un avocat spécialisé.

Avant de choisir votre contrat d’assurance vie, renseignez-vous sur les modalités de souscription et de gestion (gestion en ligne ou via des bulletins papier…), ainsi que sur la qualité du service client qui sera là pour répondre à vos questions éventuelles.

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Article

Faire rentrer de l’éthique dans mon épargne, est-ce possible ?

Par Matthieu Llorca, Maître de conférences en Économie à l'Université de Bourgogne, Laboratoire d'Économie de Dijon (LEDi)

Avec 379 fonds et 148 milliards d’encours, les fonds labellisés représentaient fin 2019 près de 7 % de la gestion collective française*.

Répondant à une vraie demande du consommateur, la croissance de ces investissements est par ailleurs organisée par la loi dans le souci de rendre l'épargne plus responsable.

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